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La présidence française de l’UE compte sur le soutien de la Roumanie

 
La France assure, à partir du 1er juillet, pour une période de de six mois, la présidence de l'Union européenne (UE), dans un contexte difficile créé après le rejet, le 12 juin par l'Irlande, du Traité de Lisbonne, mais elle compte sur le soutien de la Roumanie afin de faire face aux futurs défis, a déclaré jeudi l'ambassadeur de France à Bucarest, M. Henri Paul.
 
M. Henri Paul a présenté lors d'une conférence de presse les priorités de la présidence française de l'Union européenne.
 
L'adhésion de la Roumanie à l'UE a conduit à des résultats économiques positifs, a constaté l'officiel français, qui a mentionné en ce sens le taux de croissance sur les trois premiers mois de 2008, chiffré à 8,2%, et le rythme de la production industrielle et des exportations. Il a également souligné que le rattrapage des retards accumulés par la Roumanie dans le domaine socio-économique continuait à se dérouler, que ce processus atteignait voire son ''apogée''. A son avis, bien que le rattrapage des retards se voie particulièrement dans les grandes villes, il commence à être remarqué dans la Roumanie entière, ce qui constitue une condition évidente du succès de l'intégration européenne du pays.
 
Le diplomate français a rappelé que le milieu rural, dont la population représente 40% du nombre total d'habitants de la Roumanie, était devenu l'objet des politiques de développement qui commencent à contribuer à son redressement. Par ailleurs, Henri Paul a montré que plus d'un milliard d'euros avaient été alloués à la Roumanie, durant la période 2000 – 2006, pour des projets de développement agricole et rural dans le cadre du programme SAPARD et que les fonds européens qui lui sont attribués sur la période 2007 – 2013, toujours pour le développement rural, s'élevaient à un montant de 8 milliards d'euros. Ces fonds destinés à financer des projets de développement et de cohésion dans le milieu rural ont commencé à être versés dès le printemps passé, a encore montré l'ambassadeur de France à Bucarest.
 
De même, la Roumanie recevra en tant que bénéficiaire de la Politique agricole commune, en 2008, 735 millions d'euros, représentant des aides directes européennes.
 
Si elle a rejoint, le 1er janvier 2007 l'Union européenne, la Roumanie devra encore faire face à de nombreux défis, dont la capacité d'absorption des fonds européens, soit une condition décisive de sa modernisation et le rapport annuel concernant les progrès dans le domaine de la justice et de l'intérieur, notamment en ce qui concerne la poursuite des réformes dans le système judiciaire et la lutte contre la corruption, document que la Commission européenne présentera le 23 juillet courant, a poursuivi l'ambassadeur de France à Bucarest.
 
Vu les progrès incontestables, parmi lesquels la création de l'Agence nationale d'intégrité, structure qui n'a pas son équivalent dans de nombreux autres pays membres, nous attendons avec intérêt l'analyse de la Commission européenne concernant les progrès que la Roumanie devra faire encore, a conclu Henri Paul.

 

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