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La persistance des conflits gelés est un grand risque pour la sécurité régionale, affirme le ministre des AE, Lazar Comanescu
27 august 2008
Le ministre roumain des Affaires étrangères, Lazar Comanescu, a affirmé le mercredi 27 août que la persistance des conflits gelés représentait un grand risque pour la stabilité régionale.
'Ce qui s'est passé en Géorgie montre clairement que la prolongation sine die, la persistance de ce qu'on appelle d'habitude conflits gelés, représentent un grand risque de sécurité et stabilité non seulement pour la région où de tels conflits existent, mais aussi pour la sécurité euro-atlantique dans son ensemble', a déclaré Lazar Comanescu, après avoir été écouté par les commission réunies de défense et politique étrangère du Sénat, au sujet des événements de Géorgie.
Il a précisé que de tels conflits gelés pouvaient devenir à tout moment 'des conflits chauds, à conséquences imprévisibles', raison pour laquelle les efforts devaient envisager la solution de ces problèmes.
M. Comanescu a relevé en échange qu'on ne saurait concevoir une solution de ces conflits que sur la base du respect de l'Acte finale de Helsinki, soulignant que l'intégrité territoriale d'un État ne pouvait pas être mise en doute.
'L'utilisation des droits collectifs des minorités comme instrument pour détériorer, affectes l'intégrité territoriale des États est inacceptable', a dit le chef de la diplomatie roumaine.
Il a également précisé que les évolutions de Géorgie témoignaient clairement de la nécessité absolue d'une implication bien plus forte que jusqu'à présent de l'Union européenne, ainsi que de l'OTAN, dans les efforts internationaux de solution de ces conflits.
M. Comanescu a ajouté que les efforts immédiats devaient s'orienter vers l'octroi de l'assistance humanitaire et vers la reconstruction de l'économie et de l'infrastructure géorgiennes. Il a averti aussi sur la composante énergétique, ajoutant qu'on était préoccupé que le transport de combustible n'ait pas de syncopes.
Le ministre des AE a souligné que la manière dont la Roumanie avait agi et réagi vis-à-vis des événements de Géorgie avait été appréciée dans le plan international.
En ouverture des auditions, le président de la commission de politique étrangère du Sénat, le social-démocrate Mircea Geoana, a affirmé que les deux commissions avaient eu l'initiative de l'audition parce qu'elles avaient voulu discuter surtout des implications des évolutions de Géorgie sur les intérêts de la région et de la Roumanie. Il a ajouté qu'on avait constaté une certaine 'timidité initiale et une certaine réaction un peu tardive' des autorités de Bucarest visant le conflit de Géorgie.
Le président de la commission de défense du Sénat, le social-démocrate Cristian Diaconescu, a pour sa part précisé que les élus souhaitaient avoir aussi un échange d'opinions sur la manière dont la Roumanie était co-auteur à des décisions et prises de position de l'UE et de l'OTAN dans des questions de sécurité.
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